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Levés
au CYRAX 2500.
Le principe en est simple
: le scanner effectue alternativement une rotation horizontale et
des mouvements verticaux. Durant ces mouvements, il enregistre un
nuage dense de points en X, Y et Z. Jusqu’à une distance
de 50 m, il peut ainsi saisir plus de 1000 points par seconde avec
une précision de +/- 6 mm. La distance maximale à
laquelle il peut lever un point avec une précision acceptable
est d’environ 120 m, en fonction des conditions de son environnement.
Pour pouvoir saisir tous
les objets, il est souvent nécessaire de stationner l’appareil
plusieurs fois. Il suffit pour ce faire d’avoir préalablement
défini un réseau de points connus en position et en
altitude. Le nuage de points global ainsi obtenu sera analysé
et exploité à l’aide d’un logiciel spécialement
développé pour ce type de scanner. On pourra, dans
un premier temps transformer ce nuage dans le système de
coordonnées désiré ; puis il faudra définir
des surfaces et indiquer quels points appartiennent à celles-ci.
Les autres formes sont définies en tant qu’objets mathématiques
et manipulés comme tel. Les
différentes saisies sont donc transformées en modèles
et les points superflus éliminés. Enfin, les données
traitées sont exportées dans un logiciel de DAO à
l’aide d’un fichier ASCII.
Une des utilisations les
plus intéressantes de ce système est la saisie d’équipements
industriels. Il est en effet possible de relever des structures
complexes de manière à satisfaire aux exigences de
précision et de rapidité. On remarquera aussi que
le temps de saisie très court permet de stationner furtivement
à des endroits potentiellement dangereux, comme un bord de
route par exemple ; l’exploitation se fait alors au bureau.
Il faut d’ailleurs signaler à
ce propos que ces systèmes sont encore très récents,
et que, de par la complexité de l’analyse et de la
manipulation des données, ils nécessitent des opérateurs
très bien formés.
De par les investissements
très élevés qu’exigent l’achat
de cet appareil et la maîtrise du logiciel, il s’agit
de la plus coûteuse des méthodes présentées
ici. En effet, le Cyrax coûte déjà à
lui seul CHF 300.000, auxquels il faut rajouter CHF 250.000 pour
le programme d’exploitation. Si l’on considère
en plus, les coûts induits par la formation du personnel à
la manipulation du scanner, l’investissement total approche
les CHF 600.000. |